Les Sushis entre copains : quoi boire quand tout est dans la finesse ?

Les sushis, c’est l’art du détail. Du riz vinaigré, du poisson cru, parfois gras, parfois iodé, un peu de wasabi, un trait de sauce soja… Rien de démonstratif, tout est dans l’équilibre. Et c’est précisément pour ça que le vin peut vite tout gâcher s’il est mal choisi.

Le piège classique : le vin trop puissant. Avec les sushis, certains sortent : un blanc très boisé, un rouge tannique “par habitude”, ou un vin trop alcoolisé. Catastrophe annoncée. Le bois écrase le poisson, les tanins jurent avec l’iode, et l’alcool fait disparaître la délicatesse du riz. Avec les sushis, moins le vin parle fort, plus il est juste. L’idée, ce n’est pas de forcer le vin, mais d’accompagner le moment.

Wasabi, soja, gingembre : les fauteurs de troubles

En effet, le Wasabi déteste l’alcool, la sauce soja accentue l’amertume des vins tanniques, le gingembre appelle de la fraîcheur. Moralité : il faut rester simple côté vin. La règle d’or avec les sushis c’est que le vin doit s’effacer pour mieux accompagner. Fraîcheur, précision, légèreté sont les maîtres mots. On recherche une acidité nette, peu ou pas de tanins, peu d’alcool, une grande lisibilité aromatique. Avec les sushis : finesse avant puissance, fraîcheur avant complexité, équilibre avant démonstration. Parce qu’un bon accord avec des sushis, c’est quand le poisson reste au centre, le riz garde sa place, et le vin fait le lien sans jamais prendre le dessus.

Les meilleurs cépages avec des sushis

Les blancs évidents (et efficaces). Ce sont souvent les meilleurs alliés.
• Gewurztraminer : sec ou demi-sec pour contrer le wasabi, le soja ou le gingembre, et ça fonctionne super super bien.
• Riesling : sec, tendu, précis, parfait avec le poisson cru et le riz vinaigré.
• Chardonnay non boisé : droit, minéral, idéal si floral et/ou minéral.
• Muscadet : iodé, vif, naturel avec le côté marin.
• Sauvignon : à condition qu’il reste discret et pas trop exubérant.
• Vermentino : car facile d’accès, il ne prendra jamais le dessus du plat.
• Viognier : il joue le rôle de catalyseur entre les poissons et les fauteurs de troubles.

Le rosé ? Oui, mais ultra-sec, un rosé très pâle, très sec, peu aromatique, cela peut très bien fonctionner avec les cépages comme le Niellucciu et le Sciaccarellu. Il apporte de la fraîcheur sans masquer le poisson. Évitez les rosés trop fruités ou trop alcooleux.

Et le rouge avec les sushis ? Oui… mais avec beaucoup de précautions. Seulement s’il est très léger, sans tanins marqués, et servi frais. Pinot Noir délicat ou Gamay très léger. Et plutôt avec des makis au thon ou au saumon, jamais avec des poissons très iodés.

Le conseil copain (encore et toujours) : Une ou deux bouteilles bien fraîches ; Des vins qu’on peut boire sans réfléchir ; Et personne qui verse de la sauce soja comme une marinade. Les sushis, c’est la précision. Le vin doit suivre le même tempo.